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Comment vérifier qu'une crèche est en règle

Il n'existe pas de registre national des crèches en Suisse, ni de label unique. Ce qui existe, et que vous pouvez vérifier vous-même, c'est l'autorisation cantonale d'exploiter. Voici comment procéder, en quatre étapes.

1. Vérifier que la structure figure sur la liste officielle de son canton

Chaque canton tient la liste des structures qu'il a autorisées. C'est la seule preuve qui compte. Notre outil recense 1'633 structures issues de ces registres, dans 222 communes, et renvoie pour chacune à la source cantonale exacte.

Vérifier une crèche →

Si une structure ne figure pas dans nos données, cela ne signifie pas qu'elle n'est pas autorisée : notre couverture ne porte pas encore sur tous les cantons. Cela signifie qu'il faut le vérifier directement auprès du service cantonal, dont nous donnons le lien sur chaque page canton.

2. Demander à voir l'autorisation

Une structure en règle n'a aucune raison de refuser de vous montrer son autorisation d'exploiter. Regardez trois choses : le nom exact de l'entité autorisée, la capacité d'accueil autorisée, et la date. Une autorisation ancienne n'est pas un problème en soi ; une capacité réelle supérieure à la capacité autorisée en est un.

3. Poser les quatre questions qui comptent

Question à poserCe qu'une bonne réponse contient
« Qui contrôle les casiers judiciaires de votre personnel, et à quelle fréquence ? » La direction sait si c'est elle ou le service cantonal qui effectue le contrôle, et cite une périodicité — souvent annuelle. Comprendre.
« Le contrôle couvre-t-il aussi la cuisine, le nettoyage et les stagiaires ? » Oui. Si la réponse ne couvre que le personnel éducatif, c'est un signal.
« Avez-vous un concept de protection écrit ? » Un document existant, qui décrit la conduite à tenir en cas de soupçon et à qui l'annoncer.
« Quand a eu lieu la dernière visite de l'autorité de surveillance ? » Une date. Plusieurs cantons visitent les structures autorisées à intervalle régulier — au moins tous les deux ans à Genève, par exemple.

4. Savoir à qui s'adresser en cas de doute

Si quelque chose vous inquiète, l'interlocuteur n'est pas la crèche mais l'autorité cantonale de surveillance, qui peut ouvrir un contrôle. En cas de soupçon d'infraction, c'est la police ou le ministère public. Nous indiquons l'autorité compétente sur chaque page canton.

Ce que ce site ne peut pas vous dire

Nous ne publions aucune information sur des personnes. Il n'existe en Suisse aucun registre consultable par les parents recensant des employés de crèche mis en cause : la liste équivalente pour les enseignants, tenue par la CDIP, n'est accessible qu'aux autorités, et le registre national demandé pour la petite enfance n'existe pas encore. Méfiez-vous de tout site qui prétendrait le contraire.

Questions fréquentes

Existe-t-il un registre national des crèches en Suisse ?

Non. L'autorisation et la surveillance relèvent des cantons — et, dans le canton de Zurich, des communes. Il n'existe pas de registre fédéral unique des établissements, ni de liste nationale du personnel.

Comment savoir si une crèche a perdu son autorisation ?

En consultant la liste officielle du canton : une structure qui n'y figure plus n'est plus autorisée. C'est la raison pour laquelle nous datons chaque relevé et conservons l'historique.

Une crèche non subventionnée est-elle moins contrôlée ?

Non. L'obligation d'autorisation et la surveillance découlent du droit fédéral et cantonal, pas du financement. Une structure privée est soumise aux mêmes exigences d'autorisation qu'une structure subventionnée.

Sources

Publié le 2026-09-04 · Dernière mise à jour le 2026-09-04